De plus en plus, nous constatons des plaintes dans le rang des hommes de la mémoire. Ainsi, le triste constat est qu'en général, les archivistes ivoiriens ne manque pas de dénoncer leur situation qu'ils jugent souvent inconfortable. Nombreuses sont les actions sur lesquelles portent les revendications de ses médiateurs. Au nombre de ces plaintes, nous citerons : les insuffisances de salaires, le non respect de la profession, la montée vertigineuse des TIC et la baisse de support papier... Bien que ces facteurs puissent paraitre parfois difficile pour les professionnels des archives, l'on tente de s'interroger sur les véritables causes de la "marginalisation" du métier d'archiviste.
Contrairement aux archivistes africains et en particulier ceux de la Côte d'ivoire qui disent parfois être mal traités, il est sûrement plus aisé pour un archiviste d'Europe ou d'Amérique de faire le point de sa situation professionnelle et de la profession d'archiviste. En effet, loin de se morfondre et de se plaindre des bouleversements numériques, l'on assiste à une mise à niveau régulière de ces derniers. Le triste constat est que la plupart du temps, les archivistes sont plus focalisés sur la gestion traditionnelle de l'archivage à savoir collecter, traiter conserver et communiquer.
Bien que cela constitue l'épine dorsale du métier d'archiviste, il est tout aussi impérieux pour le professionnel de l'archivage d'ajouter plusieurs cordes à son arc. Nous devons mettre de côté ce regard de myope et nous acheter des jumelles de l'intégration. A l'heure où le marché de la technologie a amorcé son ascension vertigineuse, on ne peut que s'inscrire dans ce dynamisme et adopter de nouveaux concepts de e-archiviste. Il ne suffit pas de savoir collecter et classer. Que faisons-nous des contenus électroniques générés? Terry COOK, au cours d'une conférence en 2000 affirmait: "L'archiviste est un médiateur actif". Nous archivistes, sommes aussi importants que tout agent administratif. Cependant, tant que nous ne cesserons pas de nous apitoyer sur nos sorts et de nous en prendre aux autorités, notre combat sera un perpétuel recommencement. La meilleure façon d'être efficace est d'être bien formé. Combien d'archivistes ont connaissance du peu de lois dans notre pays? Combien sont capable de concevoir des projets et de les soutenir devant la hiérarchie? Combien d'archivistes participent à des programmes de formations ou d'autoformation et à des réseaux professionnels?
Seul le changement de raisonnement et de vision nous conduirons à la situation escomptée.
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